Depuis quelques semaines, la série LA BATAILLE DES CHERIES s’est achevée, Murielle Blanche nommée gouverneur, Elimba seul face à lui même et ses nombreux péchés, d’autres personnages ont trouvé la mort et c’est le cas du personnage AKONO jounée par Sylvain Henri Epee. Son rôle phare nous a permis de pouvoir avoir un entretien avec l’artiste afin de connaître son ressenti sur son personnage que nous allons connaitre mieux au sein de cette entrevue.
1. On vous connait dans le rôle d’Akono, le petit ami de Kenfack mais qui est Akono en dehors de la série de l’heure.
Alors AKONO c’est un jeune camerounais passionnée de cinéma, j’ai eu la chance de sortir de l’Université I de Yaoundé de la filière art spectacle de cinématographie option production cinématographie et télévisuel pendant 3 ans je me suis formé aux métiers du théâtre et du cinéma donc j’ai eu la chance d’être tenu dans le théâtre Jacobin YARRO (Paix a son âme) et pleins d’autres et partant de là depuis 2011 et 2012 je me suis retrouvé à baignrt dans cet univers donc je suis heureux, je suis également graphiste et artiste chanteur ,j’ai plusieurs cordes à mon arc.
2. Comment avez-vous intégré le casting de ce projet ?
Un peu comme tout le monde lol mais c’est grâce à ma compagne car c’est elle qui est tombée sur l’affiche de casting en se baladant sur les réseaux sociaux et me l’a envoyé sur WhatsApp et j’ai postulé en ligne, j’ai d’abord donner des informations par WhatsApp puis j’ai reçu un texte à interpréter j’ai fais la vidéo de cette mise en situation et puis je l’ai envoyé et la société de production a retenu ma candidature sachant que je vis à Yaoundé donc j’ai du me rendre à Douala pour rencontrer Ebenezer Kipombia avec qui l’entrevue s’est merveilleusement bien passé.
3. Votre personnage a joué quand même un jeu dangereux, pourriez-vous nous expliquer qu’est ce qui peut pousser un homme à vouloir accepter que sa petite ami engage de tels actes avec un autre homme ?
Honnêtement, lorsque je préparais mon personnage ça fait partie des questionnements qui a orienté ma démarche, je pense qu’on vit dans un monde ou rien est impossible il y a des personnes traversant des difficultés ou vivant dans certaines situations comme on dit au quartier qui ont « les longs yeux » il est dans cet engrenage peut être pas de facilité apparente mais il se dit pour réussir pour atteindre mon objectif je ne veux pas forcément me frotter à la difficulté me frotter au travail ardue, je vais simplement trouver des raccourcis. Au départ mon entente avec Kenfack, c’est un couple de
jeunes qui veulent se faire entretenir, ils veulent vivre pour se faire entretenir, ils veulent vivre la grande vie mais sans passer par l’étape du travail, de la patience du sacrifice personnel (Se former,travailler etc..) mais je pense ça a été perçu par tout le monde, l’idée de départ ne tient pas compte de certaines péripéties qui peuvent avoir lieu durant le parcours. Au départ, c’était une entente avec ma petite amie et plus le temps filer je sentais qu’elle me filait entre les doigts et puis c’était de plus en plus difficile de supporter ça. Ce qui peut pousser l’envie et j’ai envie de dire la facilité.
4. Votre personnage évolue d’ailleurs très mal, malgré cela aviez vous toujours des sentiments Kenfack ?
Ma réaction est la réaction de celui qui veut se convaincre qu’il a pu rien à avoir avec elle pourtant j’ai encore des sentiments pour elle, je voulais lui montrer par le poste que j’ai eu je peux rivaliser avec Elimba et à partir de ce moment là tu ne me verras plus comme le simple étudiant . Malgré tout ce qui s’est passé, Kenfack a toujours occupé mon cœur et mes pensées tout au long de la série.
5. Vous avez été victime de ce qu’on appelle « l’Energie nourricaire » pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ?
(Rires) Vous savez les scénaristes ont ce qu’on appelle « l’inspiration fertile » on a puisé mon énergie nourricaire, c’est-à-dire mon moi profond, mon orat, c’est tout simplement votre capacité à réussir ce qui vous permet d’être lucide, d’autres disent qu’on puisé mes bénédictions pour ne plus être ce que je suis, c’est en fait ma vie qu’on a aspiré pour permettre à d’autres d’en profiter.
6. Comment avez-vous réussi à incarner cette scène de folie ?
(Rires) C’est un construit et également une inspiration, je ne voulais pas incarner le fou banal qui se déshabille, mais je voulais plus incarner quelqu’un qui délire. Je me suis demandé comment je peux l’incarner sans trop geste, trop d’artifice de maquillage, sans trop me salir si je peux le dire, et je me suis dis être dans le délire être dans le décalage temporel en gros être dans mon monde voir ce que je vois fais ce que je fais crée le désarroi autour de moi . Parce que les personnes qui m’entourent ne verront pas ce que je vois, ne comprendront pas ce que je vois C’est ainsi que j’ai construis cette scène de folie, et je ne regrettes pas aujourd’hui et c’est ça qui me démarque aujourd’hui car on me remarque dans la rue en me disant je veux aller à la plage, je veux manger le riz, le couscous sauce gombo lol j’ai eu la chance de travailler avec un premier assistant comme Salem KEDY et un réalisateur comme Mitoumba qui m’ont laissé en fait et ils m’ont laissé libre cours à mon imagination et validé cela car d’autres auraient peut être refusé. et je leur dire grand merci aujourd’hui.
7. Auriez-vous aimé une évolution de votre personnage ?
C’est une question assez personnelle parce que lors de l’intégration d’un projet, il faut savoir qu’il y a des scénaristes qui ont écrit et le réalisateur qui a une vision. Je ne pense que je suis la mieux indiqué pour informer de cela, Peut être qu’un autre porteur de projet, aurait eu une autre vision pour ce personnage, mais si mon personnage a eu l’évolution qu’il a eu c’est peut-être pour marquer quelque chose dans les esprits, je ne suis pas à même de juger cela. En tous cas toute l’équipe a apprécié mon personnage d’Akono dans LA BATAILLE DES CHERIES.
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8. Avez-vous eu d’autres propositions après ce projet ?
C’est un peu trop tôt pour le dire, je suis quelqu’un d’assez effacé, je suis un peu en retrait notamment sur les réseaux sociaux c’est pour cela que je ne suis peut-être pas contactée, mais cela est volontaire de ma part. Mais j’ai eu des bons retours de personnes du métier y compris l’équipe de la série mais pour le moment je n’ai pas encore eu de propositions du moins très peu et je ne sais pas si cela est dû à ma présence au sein de la série mais cette série a été une belle vitrine je ne peux pas le cacher d’autres m’ont revu mais dans un autre registre et d’autres me connaissait pas du tout donc je dis merci à Mr EBENEZER.
9. Quel sont vos actualités ?
J’aime bien qu’on me découvre, vous me verrez hors de l’écran,, vérifiez les synthés de certaines séries et certains films je signe entre la scénarisation, le coaching des acteurs, vous aurez à me voir dans les prochains mois car les projets sont en cours de lancement.
10. Un dernier mot à adresser à nos lecteurs ?
Merci de l’intérêt, merci des critiques, merci des appréciations, merci des compliments car le premier salaire d’un artiste c’est la reconnaissance merci à toute l’équipe de VISARTCULTURE pour l’intérêt, merci à toi Zand’el car je pense à nos échanges (rires) pour caler l’interview c’est pourquoi je ris. A très bientôt.