Avant-hier, Stanley Enow, le Bayangui Boy a commis un titre qui a suscité beaucoup de polémiques. Le titre c’est Nyongo. Eh aaaaaah
Après avoir passé l’année 2021 à feater, le King Kong a décidé de nous servir un titre pour commencer l’année 2022 et il a voulu ce titre au vidéogramme sous le thème de la série netflix à succès, Squid Game.
Stanley divise le public et la critique
Dans l’adaptation de l’auteur de Tu vas lire l’heure, il est le maître du game depuis très longtemps déjà ; 8 années très exactement que Stanley dit trôner sur le rap camerounais. A-t-il raison ou pas ? Dites-moi ça en commentaire.
- Qu’arrive-t-il à Stanley ?
- -Stanley a fait quoi comme ça ?
- -Stanley doit laisser nor ?
- -C’est quel rap ça ?
Ces questions qui découlent au regard des critiques qui ont suivies Nyongo ne sont pas le fruit du hasard ; Il s’agit enfaite d’une atmosphère que le public, les promoteurs, les artistes et leurs teams ont contribué à bâtir.
Il faut bien s’entourer : beaucoup d’artistes ne s’entourent que te personnes dites de confiance et oublient de s’entourer aussi de personnes vraies et honnêtes. Il m’est arrivé plusieurs fois d’écouter une œuvre dite artistique et me demander si à un moment, il n’y a pas eu quelqu’un au studio pour dire « Non ma personne, la partie ci sonne un genre, réessaye autre chose voir, l’autre ci est laid ». Avec des avis de ce genre, les artistes auraient des œuvres dont il serait difficile de remettre en cause mais trop de « béni oui oui » autours de nos artistes.
Le public kmer a baissé ses standards en terme de musique : en effet, la population camerounaise depuis une dizaine d’années laisse de plus en plus la place à des œuvres les moins travaillées pour représenter notre musique. Nous le voyons chaque jour avec les phénomènes tels que Nyangono du Sud, Grand Barack, Joël LaFleur, Ken de Moutongo et j’en passe. Le public a rendu ces personnes tellement célèbres et importantes que nos vrais artistes, nos vrais talents ont apparemment décidé de baisser aussi et nous servir une petite paresse d’eux. Et visiblement, ça nous déçoit mais après quelques temps, nous allons adopter. Ça me rappelle Tu vas lire l’heure qui est devenu une tuerie 237
Il faut écouter la chanson 2 fois d’affiler avant de critiquer : un artiste ce n’est pas un robot ou un serveur de tourne-dos qui envoie forcément ce qu’on attend. Nous en tant que public, nous devons apprendre à faire confiance à l’artiste, écouter, réécouter avant de donner un avis. Déplus, quand bien même il y a des remarques, restons modérés et évitons les réactions barbares comme celles d’un certains manager d’artiste.
On remarque aussi que certaines personnes du corps de métier culturel ne se rendent pas compte de leurs missions et de l’étendu de leurs actions et différentes sorties. Pour en revenir à Stanley Enow, il a à travers sa chanson Nyongo, invité les artistes à plus de travail et d’organisation de carrière pour tendre vers un schéma de réussite comparable au sien. Mais surtout, cette chanson a permis de distinguer dans le game les acteurs culturels et les personnes qui veulent juste profiter de buzz éphémères.
Perso, en réécoutant la chanson aujourd’hui, elle était plus digeste qu’hier mais il aurait pu faire mieux pour quelqu’un qui a une telle carrière.
Par Oni More








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