J’ai rejoint avec beaucoup d’enthousiasme les rangs de l’association des blogueurs du Cameroun (ABC) pour cette campagne sur les pénuries d’eau. Je ne pouvais pas manquer de pousser un cri au vu de la situation qui est la nôtre à Dschang. Triste de constater qu’au 21e siècle, nous sommes encore à déplorer le manque d’eau dans nos villes, nos cités universitaires dans un pays bien arrosé comme le nôtre : le Cameroun. Face à cette situation, les étudiants sont désormais obligés de répondre absents aux cours sur le campus, réduire les heures de révisions, de sommeil pour avoir un peu d’eau dans leurs chambres d’étudiant. Pire encore allez au campus sans prendre un bon bain, restez sans faire la cuisine à cause du manque d’eau. Sommes-nous à l’époque de l’esclavage ? Tenez bien votre cœur, dans la suite de ce billet de blog découvrez le calvaire des étudiants dû au manque d’eau.
On va au campus sans se laver à cause du manque d’eau.
On sait tous qu’être étudiant ce n’est pas une partie de plaisir, nombreux sont les défis et les réalités difficiles de cette vie. À côté des difficultés scolaires voir académiques, s’ajoute sans honte les problèmes d’eau. Plusieurs répondront oui si je pose les questions suivantes : qui est déjà allé au campus sans se laver à cause du manque d’eau ? Marcher dans tout le quartier un bidon à la main à la recherche de l’eau ? Manquez de faire la cuisine à cause du manque d’eau ? Nombreux sont les étudiants qui vivent cette situation au quotidien. « On n’a même pas assez d’eau pour tremper le tapioca, c’est pour se laver que l’eau va sortir ? les habits alors on lave quand il y a l’eau non quand c’est salles » témoigne un étudiant de la cité climatique.
Les robinets dans les cités universitaires sont secs.

La société chargée de distribuer de l’eau répond aux abonnés absents et ne me demander pas pourquoi. L’eau est là, mais par saison, dans des heures précises de la journée. Très tôt, le matin, très tard, le soir, ça dépend de l’humeur de qui vous savez. On manque les cours involontairement, on réduit les heures de repos pour rester attendre le retour de l’eau dans les robinets afin de ne plus aller au campus sans se laver, de pouvoir cuisiner. Pire encore quand cette eau vient celle-ci n’est pas potable, il faut alors poser les formats à côté et marcher au quartier un bidon à la main pour avoir de l’eau potable. On réduit les heures de travail à cause du rang kilométrique que l’on retrouve dans quelques points d’eau encore disponibles. Les points d’eau potable se comptent du bout des doigts dans la ville de Dschang, ceux-ci sont bondés de monde tout le temps, il faut faire un rang aussi long que le nombre d’étudiants en première année. « Je suis obligé d’aller au campus avec des bouteilles dans mon sac, après les cours, je ne rentre pas à la maison, je recherche d’abord un point d’eau » témoigne Christian étudiant de l’université de Dschang.
La saison sèche, c’est la pire, il n’y a pas d’eau, même de l’eau sale qui sort parfois des robinets, il n’y a pas. Je ne vous parle même pas alors du cas de l’eau potable. Quelques cités ont pu faire un forage, les bailleurs s’appuient dessus pour augmenter le loyer, il faut avoir de l’argent pour y vivre. Malheureusement, la quantité d’eau sortie des quelques cités avec forage est si petite qu’elle ne peut vraiment pas aider les autres cités, voisines. Dans les stations de la ville de Dschang, quelque une offre de l’eau, mais à des horaires bien définies. Que faire alors si on a cours ? Le choix est là, allez en cours ou puiser de l’eau.
Triste que nous soyons dans une cité universitaire, la cité du savoir et que nous ne puissions pas avoir de l’eau. Des thèses sont écrites chaque année sur le sujet, mais rien les étudiants souffrent toujours du manque d’eau. A qui revient la plus grosse partie de la faute ? Vos avis en commentaire sur ce billet de blog.
Par Rihanno Mars









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