Pour la deuxième couverture du mois d’octobre du magazine dédié à la communauté Petit coin des étudiants, nous recevons une femme, une pointure lourde du département de la MENOUA. Titulaire d’un doctorat, elle est promotrice du festival Kouna dont la prochaine édition est prévue pour le moi de novembre 2022, du 21 au 27 pour être plus précis. Comment cet universitaire parvient t’elle à piloter en tant que femme une telle initiative? Quel est véritablement le contenu du festival Kouna? Les étudiants peuvent t’ils apprendre de ce festival? Découvrez avec moi les réponses à ces questions dans cet entretien exclusif avec Dr Awum Nkeing.
Bonjour madame Sonkin et bienvenue sur le petit coin des étudiants, en quelques mots présentez-vous en insistant sur votre profil universitaire !
Je vous suis très reconnaissante de l’intérêt que vous portez à ma modeste personne. Je suis Maffo Lewouh Dr Awum Nkeing Rachel Mado epse SONKIN. Je suis titulaire d’un Doctorat Ph.D en Littératures et Cultures Africaines. Ma thèse porte sur la question d’éthique et d’esthétique dans l’œuvre romanesque de Mongo Beti. Je suis auteur de plusieurs articles et membre de l’équipe de recherche » Émergence des Littératures Africaines, World Fictions et Diasporas » de l’Université de Dschang. Je suis Maffo Lewouh à la chefferie Siteu dans le groupement FOTO.

Votre formation universitaire vous aide en quoi précisément dans l’exécution d’un projet comme le festival Kouna ?
Titulaire d’un Doctorat Ph.D en Littératures et Cultures Africaines, je crois être prédestinée à la promotion et la valorisation de la culture africaine en général. En tout cas, je me sens comme investie de la mission de promotion de notre savoir être, de notre savoir vivre et de notre savoir-faire. Notre développement est la conséquence de la parfaite maîtrise de notre culture. Participer à la promotion de la culture c’est apporter une immense contribution au développement de son pays.
Je pense que ma formation universitaire me guide et m’oriente dans l’exécution du festival KOUNA.
Que représente le festival Kouna pour vous ?
Le festival KOUNA représente pour moi une opportunité de développement pour le département de la MENOUA. Sur le plan culturel, c’est un levier d’exhibition de notre riche et immense culture protéiforme. Qui fera de ce beau département une destination culturelle au Cameroun, en Afrique et dans le monde. Sur le plan économique, c’est une vitrine d’exposition du savoir-faire des fils et filles du département de la MENOUA. Un lieu de rencontre et d’échange d’expérience et d’expertise. De promotion du made in Dschang. Sur le plan de l’éducation à la citoyenneté, c’est un lieu de rencontre entre les collectivités territoriales décentralisées et les populations à travers son concept innovant qu’est le » Salon de l’Action Communale » en abrégé (S.A.C 2022).
Sur le plan entrepreneurial, le festival KOUNA se positionne comme une sorte d’incubateur d’entreprise sur et autour du porc à travers le concept de « Kouna entrepreneurship Challenge ».
Qu’est-ce que le festival Kouna n’est pas ?
Le festival KOUNA n’est pas un festival de groupement mais un festival de tous les groupements du département de la MENOUA.
Dans vos rêves les plus fous, où espérez-vous arrivez avec le festival Kouna ?
Laisser moi commencer cette par cette célèbre phrase de Martin Luther King « I have a dream« . N’oublions pas que tout projet commence par un rêve.
Je rêve que le festival KOUNA demeure exclusivement un festival touristico-culturel et entrepreneurial. Je rêve que le ce festival devienne pour les populations du département de la MENOUA un rendez-vous de brassage des cultures camerounaises d’abord, africaines ensuite et internationales. Un lieu de rencontre enrichissant, de partage d’expériences, un levier de solidarité agissante et un creuset d’incubation d’idées et de projets d’entreprises sur et autour du porc.
Je rêve de voir le département de la MENOUA dans un futur proche devenir un hub d’élevage industriel de toutes les races du porc, de transformation de cette viande sous toutes ses formes. Une plateforme de rencontre entre les vendeurs et les acheteurs de porc.
En tant que femme, quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans la promotion du festival Kouna ?
Les difficultés sont nombreuses mais surmontables. Le problème n’est pas la difficulté en elle-même, mais comment tu l’appréhendes. Je ne souhaite pas les énumérer parce que dans chaque problème se trouve une solution.
Vous pensez quoi des autres initiatives culturelles qui sont organisées dans la ville de Dschang ?
Je pense qu’elles se complètent. Les porteurs de projets culturels doivent se donner la main afin que la ville de Dschang se hisse au firmament de la culture.
Un mot pour les étudiants et le public de Dschang qui auront rendez-vous du 21 au 27 novembre 2022 au festival Kouna !
Je demande aux étudiants et au public de venir nombreux découvrir toutes les activités qui gravitent autour de ce grand festival. Le pays à l’honneur pendant ce festival est la République d’Italie. Une association italienne se prépare à venir à Dschang montrer son savoir-faire à tous ceux qui s’intéressent au porc dans toute sa diversité (élevage, préparation, transformation…). Nous dégusterons également chaque jour ce qu’ils appellent en Italie la » porchetta « . Ce sera pour le grand bonheur de tous les festivaliers et de tout le département de la MENOUA. Je suis très heureuse que le festival KOUNA serve de plateforme pour la signature de la convention de partenariat qui sera signée entre le Syndicat des Communes de la Menoua en abregé SYCOME. Cette belle cérémonie aura lieu le vendredi 25 novembre. Et enfin j’invite les partenaires, les sponsors et les mécènes à soutenir le festival KOUNA car c’est pour ceux-ci une parfaite vitrine de visibilité. Vous savez que le tout n’est pas de faire, mais aussi de faire savoir.
A qui vont vos remerciements Dr?
Je voudrais remercier très sincèrement l’État du Cameroun à travers le ministère des Arts et de la Culture pour son patronage. L’ambassadeur de la République d’Italie au Cameroun, son Excellence le notable de la cour Royale Foto Choufokwalla Philippo Del Murgo pour le partenariat entre le Festival KOUNA et l’Italie. Dott Assadio Assadio pour son encadrement tout azimut. Les 10 ministères à travers leurs sectorielles qui ne ménagent aucun effort pour que leurs activités respectives soient une parfaite réussite. Le Professeur Keutcheu Joseph, ainsi que le Professeur Akieudji Colbert pour leur expertise. J’exprime ma gratitude envers tout le comité scientifique de la journée d’échange thématique sur le thème » KOUNA, plus qu’un mot, un patrimoine à préserver » ainsi qu’aux jurys de toutes les compétitions qui seront organisées pendant le festival KOUNA qui aura lieu dans quelques semaines.








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