
Quelques jours après les élections présidentielles du 12 octobre 2025, la ville universitaire de Dschang, dans l’Ouest du Cameroun, a été le théâtre de manifestations spontanées comme on peut le lire ici. https://fr.journalducameroun.com/cameroun-des-manifestants-incendient-des-edifices-a-dschang/
Le 15 octobre, des centaines de jeunes sont descendus dans la rue pour dénoncer les résultats du scrutin et exprimer leur frustration face à la situation sociopolitique du pays.
Mais la réponse des forces de l’ordre a été d’une violence disproportionnée.
⚠️ Arrestations massives et absence d’informations officielles
Selon plusieurs témoins sur place, de nombreuses arrestations ont eu lieu dans différents quartiers de la ville. Des jeunes, parfois simples passants, ont été interpellés sans explication claire.
Depuis, aucune communication officielle n’a été publiée sur le nombre de personnes arrêtées, ni sur les motifs de leur détention ni sue les lieux.
Les familles, livrées à elles-mêmes, tentent de retrouver la trace de leurs proches. Certaines ont appris que leurs enfants auraient été transférés entre Bafoussam, sans qu’aucune procédure transparente ne soit engagée. Cette opacité renforce le sentiment d’injustice et de peur au sein de la population locale. Ceux qui ont pu être libéré refusent tout commentaire auprès de la presse.
⚽ Un footballeur local injustement arrêté
L’affaire a pris une tournure encore plus médiatisée lorsque le club Aigle Royal de la Menoua a publié un communiqué sur sa page officielle, annonçant que l’un de ses joueurs avait été arrêté, bien qu’il n’ait participé à aucune manifestation.
Le club y exprime son indignation et appelle les autorités à la libération immédiate du joueur. https://www.facebook.com/share/p/17PeDh9fbc/

Ce cas symbolise la situation de nombreux innocents pris dans la tourmente, victimes de rafles menées sans discernement.
🕊️ Une inquiétante dérive sécuritaire
Ces arrestations s’inscrivent dans un climat de tension post-électorale où toute contestation semble assimilée à une menace pour l’ordre public.
Les organisations de défense des droits humains, déjà mobilisées sur plusieurs cas de détentions arbitraires à travers le pays, s’inquiètent d’un durcissement de la répression et d’un recul de l’État de droit.
En l’absence de transparence et de communication officielle, la situation de ces jeunes demeure préoccupante. Le droit à la défense, le droit à l’information des familles, et plus largement le respect de la dignité humaine, sont aujourd’hui mis à mal à Dschang.
“Le silence des institutions face à la détresse des familles est aussi une forme de violence.”
— Un habitant de Dschang, témoin des événements.









![[Non] aucun recrutement d’agents n’a Ă©tĂ© lancĂ© dans le cadre du Chan 2020.](https://visartculture.com/wp-content/uploads/2020/01/FB_IMG_1580394282871.jpg)