Dans une ère où l’entrepreneuriat prend de plus en plus d’ampleur, il devient crucial pour les vendeurs de naviguer avec aisance dans le monde complexe de la fiscalité. Dans cet entretien, RIHANNO MARS s’entretient avec la Présidente du CGA 3S pour explorer les principes fondamentaux de la fiscalité appliqués aux entrepreneurs. Ensemble, ils décryptent des notions essentielles comme l’Impôt Général Synthétique (IGS), les obligations fiscales liées aux ventes, et les impacts de la Loi de Finances 2026. Que vous soyez un jeune entrepreneur ou un vendeur expérimenté, cet échange vise à éclairer la façon dont vos ventes généreront des contributions fiscales et comment vous pouvez rester en règle tout en développant votre activité.

RIHANNO :
1. Madame la Présidente, qu’est-ce que la fiscalité pour quelqu’un qui vend et entreprend ?
La Présidente du CGA 3S :
Imaginez ceci : pour que vous puissiez vendre vos produits ou services, l’État met la population à votre disposition. En d’autres termes, il vous permet d’exercer légalement.
Dès que vous réalisez une vente, vous générez un chiffre d’affaires. L’État se réserve alors le droit de prendre une petite part de ce chiffre d’affaires : c’est ce qu’on appelle l’impôt. Simple et concret : vendre, c’est contribuer.
RIHANNO :
2. Faut-il payer dès la première vente ?
La Présidente du CGA 3S :
Oui, dès la première vente. Peu importe que votre activité soit petite, l’impôt commence à s’appliquer.
Même un chiffre d’affaires faible montre que l’activité existe. Le montant est adapté au niveau de ventes, mais la règle est claire : qui vend contribue.
RIHANNO :
3. Et l’Impôt Général Synthétique, l’IGS, dans tout ça ?
La Présidente du CGA 3S :
L’IGS simplifie tout : il se base directement sur vos ventes.
Exemple : même si votre chiffre d’affaires annuel est de 1 000 FCFA, l’État fixe un minimum, souvent autour de 20 000 FCFA. Cela montre que l’impôt ne dépend pas de la richesse, mais du fait de vendre.
RIHANNO :
4. Pourquoi deux entrepreneurs du même métier paient parfois des montants différents ?
La Présidente du CGA 3S :
Parce qu’ils ne vendent pas pareil !
Un vendeur seul avec peu de ventes paiera moins qu’une structure qui vend beaucoup et qui emploie des personnes. La différence vient du chiffre d’affaires et de l’organisation.
RIHANNO :
5. À quoi sert vraiment l’argent des impôts ?
La Présidente du CGA 3S :
Cet argent permet à l’État de mettre la population à disposition, c’est-à-dire de maintenir les conditions pour que vous puissiez vendre, signer des contrats et embaucher.
Sans ces contributions, vendre serait beaucoup plus compliqué et risqué.
RIHANNO :
6. La Loi de Finances 2026 change-t-elle quelque chose pour nous, entrepreneurs ?
La Présidente du CGA 3S :
Oui ! Elle apporte des nouveautés pratiques :
- Taxe 3 % sur certains revenus des plateformes étrangères, pour plus de clarté dans le numérique.
- Avantages pour l’embauche des jeunes, qui permettent de réduire certaines charges.
- Règles plus simples sur la TVA et les autres obligations fiscales, pour que même les petits vendeurs comprennent facilement ce qu’ils doivent.
En résumé, cette loi clarifie la fiscalité et offre des opportunités à ceux qui veulent se mettre en règle et développer leur activité sereinement.
RIHANNO :
7. Quels impôts sont obligatoires et lesquels dépendent de l’activité ?
La Présidente du CGA 3S :
Tout vendeur doit payer l’IGS selon ses ventes.
D’autres taxes peuvent s’ajouter selon votre activité et votre organisation. L’essentiel : payer ce qui correspond vraiment à votre situation.
RIHANNO :
8. Même si je ne vends presque rien, faut-il déclarer ?
La Présidente du CGA 3S :
Oui, déclarer montre que votre activité existe et est suivie. Même avec peu ou pas de ventes, cela vous protège contre les problèmes et vous permet de garder un historique clair pour développer votre business.
RIHANNO :
9. Que risque-t-on si on ne respecte pas les obligations fiscales ?
La Présidente du CGA 3S :
Des pénalités, des amendes, et parfois la fermeture de l’activité. Ne pas respecter les règles coûte presque toujours plus cher que de les suivre dès le départ.
RIHANNO :
10. Comment rester en règle sans être expert en fiscalité ?
La Présidente du CGA 3S :
Suivez vos ventes, connaissez votre chiffre d’affaires et faites-vous accompagner.
Les Centres de Gestion Agréés, comme le CGA 3S, sont là pour aider à comprendre et respecter les obligations facilement, même si vous n’êtes pas spécialiste.
Tout commence par la vente. Dès qu’il y a chiffre d’affaires, il y a impôt. L’IGS traduit cette réalité simplement et clairement. Bien compris et appliqué, il devient un outil pour développer son activité sereinement.
CGA 3S – Comprendre la fiscalité à partir de la réalité des ventes.









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