Dans cette interview exclusive avec Ibrahim NGA, acteur talentueux du cinéma camerounais, nous découvrons son parcours captivant dans le projet de la série « KIGAH ». De ses débuts marquants dans la série « VENGEANCES » à son rôle complexe de TOGNE, NGA explore la richesse des personnages et les défis de l’industrie cinématographique locale. Alors qu’il partage son expérience dans la série « Mystère et Blessure », récemment nominée aux Ecrans Noirs, il souligne l’importance de la culture et de la narration authentique, tout en évoquant les obstacles à la construction d’une véritable industrie cinématographique au Cameroun. Avec un regard tourné vers l’avenir, il rêve de former la nouvelle génération d’artistes et de porter le 7e art à de nouveaux sommets.

Comment avez vous atteri dans le projet de la série KIGAH ?
C’est lors de mon expérience précédente avec ma collaboration avec Simon William
KUM dans la série “ VENGEANCES “ ou je joue le comptable des entreprises BOMA,
une séquence a été particulière car j’ai été viré et dans ce personnage j’étais ivre. Et il a
apprécié la manière dont je jouais l’ivrogne et c’est ainsi que j’ai joué le rôle de TOGNE
car je sais que tu vas me donner le jeu d’acteur que j’attends.

- Qu’est-ce qui vous a plu dans ce personnage ?
Honnêtement c’est sa variation car j’aime pas beaucoup les personnages qui sont
standard, c’est un personnage composé car au départ il était un soulard drogué voyou et
puis à la fin il devient quelqu’un de conscient posée et avec beaucoup de regrets de son
comportement dans l’alcool et la drogue par l’influence de sa sœur et au fond c’est
quelqu’un de bien puis j’aime les personnages décalés et pas romantiques.- Dans la bible de votre personnage, on peut dire qu’on déteste celui que vous êtes et
petit à petit votre évolution et sur une note constructive et on apprécie mieux votre
personnage auriez vous aimez une évolution d’un frère qui prend la relève sur sa sœur
?
Les gens m’ont détesté oh la la, les gens m’ont vraiment détesté (rires) ce qui est bien
car cela veut dire que j’ai bien joué mon rôle. Quand je regardais l’œuvre l’orphelin à
l’époque, le rôle d’ESSOLA était mal vu, on disait qu’il était un sorcier tellement il jouait
son rôle. Les retours que j’ai eu quand j’étais invité dans certaines radios, c’était le même retour
tu es pas quelqu’un du bien, mais après avec le temps j’étais devenue le personnage
préféré.
Un moment, je tourne le dos à ma sœur et puis je deviens un obstacles pour elle car elle
veut en finir avec moi. Puis je me retourne contre elle mais j’accepte de prendre mes
responsabilités sur mes fautes car j’en paie le prix.- Vous avez joué récemment dans la série » mystère et blessure » produit par Blanche
Bana qui a été nominée au festival écrans noirs qu’est-ce. Que cela fait de savoir cela ?
Cette expérience a été une très belle aventure car on a tourné avec les moyens du bord,
on est allé soutenir une sœur, une collègue. On n’a pas travaillé dans de bonnes
conditions très difficiles mais pour l’amour du cinéma c’est ce qui a fait en sorte
On a eu des félicitations de la part du réalisateur de Lea Malle THIERRY, il a informé
qu’il n’a pas vu de projet pareil depuis l’Orphelin, on a fait salle pleine en avant première
du côté de Yaoundé. Les gens ont été bluffés car c’est tellement original des canaux
qu’on a l’habitude de voir, c’est typiquement camerounais, typiquement tradtionnelle.
J’aime beaucoup ce projet car il y a beaucoup de jeunes talents.
Le fait d’être nominé aux ECRANS NOIRS c’est une victoire, c’est nominé au Gabon
donc ça fait son petit bout de chemin. Et puis c’est un pas dans ma carrière
cinématographie, mais on fait ce métier pas que pour de l’argent mais pour voir un
public satisfait.- Pensez vous qu’avec les moyens de télécommunications qui ont évolué, c’est une
belle opportunité. Au cinéma camerounais de construire une industrie ?
Malheureusement on a pas encore cette culture, la communication au Cameroun coûte
chère et c’est pas dans nos gènes cela veut dire dès qu’on a mis en salle après c’est
fini. Puis on a pas un marché, on a pas des chaînes de télé qui valorisent nos œuvres c’est
pourquoi on a beaucoup de difficulté pour promouvoir notre culture, notre cinéma.
On a à peine 5 chaines visible dans tous le pays lol, et on a pas de chaînes culturelles
elles sont soit politique ou musicales. Les chaines de télévisions ne passent pas de
commandes.- Quels sont vos projets futurs ?
Je suis dans pleins projets à venir, POUVOIR ET LOI SAISON 2, long métrage que j’ai
eu à faire, d’autres projets que je ne peux citer pour le moment.
Mon projet serait d’avoir à encadrer des jeunes pour embraser le 7e art par la création
d’une école de formation. Le 7e art n’est pas que le métier d’acteur il y a plusieurs
métiers que beaucoup ignorent.- Un dernier mot à adresser aux lecteurs
Je tiens à remercier VISARTCULTURE ce que vous faites par la culture africaine, être
un média sérieux c’est pas facile, tenir le cap c’est pas du tout facile, s’investir comme
vous le faites c’est pas facile, mettre de l’énergie comme vous le faites c’est pas facile.


Je souhaite que ce média traverse des frontières au delà ce que vous imaginez, surtout
au niveau du Cameroun, et vous envoyez des cœurs.
J’espère que votre média sera reconnu à sa juste valeur, ne pas baissez les bras vous
savez travailler avec la culture c’est pas facile.









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