En 75 ans d’existence, l’UNICEF n’a cessé d’œuvrer à travers le monde et au Cameroun pour accomplir ses missions dans divers domaines (éducation, santé, scolarisation de la jeune fille, liberté d’expression, non au travail des enfants, non au mariage précoce…). Aujourd’hui, deux obstacles majeurs se dressent fermement sur sa route. L’UNICEF doit faire face à le covid 19 qui sévit depuis 2 ans déjà et la crise des régions anglophones du Cameroun qui durent depuis 2016. À l’heure où l’offre d’une éducation primaire de qualité est la préoccupation des organisations internationales, il convient d’analyser comment l’UNICEF qui célèbre ses 75 ans d’existence parvient à soutenir l’éducation primaire de qualité au Cameroun de tel en sorte que « chaque » enfant puisse apprendre.
La qualité de l’éducation primaire au cœur des préoccupations internationales
Depuis le forum de Dakar de 2000, la Communauté Internationale a enclenché une dynamique axée sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) pour une Éducation Pour Tous ayant permis de faire progresser le taux de scolarisation primaire surtout au Cameroun. Conformément à l’agenda Éducation 2030, la Communauté Internationale s’est engagée pour le développement d’une éducation inclusive et de qualité à travers l’Objectif de Développement Durable 4 (ODD4) qui vise à s’assurer que tous les élèves maîtrisent les apprentissages de base au cours de leur scolarité. L’UNICEF ne reste pas en marge de ses objectifs internationaux en matière d’éducation, La Stratégie de l’UNICEF en matière d’éducation (2019-2030) a été élaborée par les équipes éducatives basées au siège de l’UNICEF et par ses bureaux régionaux. Pour que « chaque » enfant puisse apprendre, l’UNICEF encouragera de plus en plus l’équité et l’inclusion. Pour l’atteinte de ces objectifs, l’UNICEF, aujourd’hui, doit faire face à la pandémie covid 19 et à la crise anglophone au Cameroun.
L’UNICEF face à la pandémie covid 19

La pandémie de Covid 19 a occasionné la fermeture des écoles perturbant le cheminement scolaire des jeunes, et hypothéquant l’avenir de plusieurs de ces derniers, notamment ceux issus des familles démunies. Le système a adapté ses activités d’enseignement afin de les maintenir à distance, ce qui n’a pas été sans compromettre l’égalité devant le droit à l’éducation. Bien que cette crise ait permis d’accroître l’usage des TIC dans les activités d’enseignement, l’enjeu est de taille dans les pays en développement notamment le Cameroun, étant donné le très faible taux de ménages qui ont du matériel informatique ou qui ont accès à Internet. Cette situation n’est pas sans incidence sur l’accès à l’école, la persévérance scolaire et la qualité de l’éducation de base.
- L’UNICEF, en appui aux 5 ministères en charge de l’éducation s’est engagé à assurer aux enfants et enseignants des conditions d’apprentissage plus saines et plus sécurisées lors de la réouverture des écoles qui a eu lieu le 1er juin 2020.
- l’UNICEF a procédé, en partenariat avec la Croix-Rouge camerounaise à la désinfection de 67 bâtiments scolaires dans les quartiers les plus défavorisés des villes de Yaoundé, Douala, Bafoussam et Ebolowa, où le risque de transmission du COVID-19 est plus élevé. En outre, l’UNICEF appuie les enseignants et les apprenants à travers un accompagnement psychosocial pour faire face à la situation actuelle, mais aussi pour renforcer les capacités des apprenants et leur préparation à un meilleur apprentissage.
L’UNICEF face à la crise anglophone
De nombreux enfants au Cameroun n’ont pas mis les pieds dans une salle de classe depuis trois ans. En raison de l’interdiction de l’éducation par des groupes armés non-étatiques et des attaques, plus de 80 % des écoles ont été fermées, touchant plus de 600 000 enfants, indique le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) en 2019. Une situation qui ne cesse de s’empirer. Les attaques continuent de ce côté du pays. En guise de réponse:
- L’UNICEF plaide pour que les écoles et les salles de classe puissent offrir aux enfants des espaces sûrs pour apprendre, pour être avec leurs amis et pour retrouver un sentiment de normalité dans leur vie.
« Lorsque les enfants ne vont pas à l’école, ils courent un plus grand risque d’être recrutés par des groupes armés et sont plus susceptibles d’être exposés au mariage d’enfants, aux grossesses précoces et au traumatisme et à la détresse émotionnelle de longue durée que ces expériences entraînent. - Quelque 15 000 enfants déplacés fréquentent actuellement des écoles formelles dans des communautés d’accueil en dehors de la région et des enseignants ont été formés pour fournir un soutien psychosocial aux enfants qui font face aux effets des conflits et des déplacements.
- L’UNICEF travaille également avec les dirigeants religieux et communautaires pour soutenir les efforts de plaidoyer en faveur de la réouverture des écoles et pour élaborer des plans d’atténuation des risques dans les écoles de la zone touchée par le conflit, si des attaques devaient se produire pendant les heures de classe.
Les actions de l’UNICEF depuis déjà 75 ans à travers le monde dans divers domaines dont l’éducation ne cesse de faire face à de nombreux défis et obstacles dont les crises de guerres, de santé et plus récemment la pandémie covid 19. Déterminée à atteindre, ses objectifs, l’UNICEF multiplie des stratégies, réinvente ses actions et ses stratégies dans ce monde avec des conflits qui change de visage au quotidien. En éducation, consciente, du fait que l’éducation de base soit déterminante pour la poursuite de la scolarité d’un enfant, L’UNICEF multiplie les plaidoyers, accompagnement psychologique, matériel, humain pour assurer une offre d’une éducation primaire de qualité à tous sur un même pied d’égalité au Cameroun et partout dans le monde comme le recommandent les objectifs internationaux.
Par Romuald Nguemkap (Rihanno Mars)







![[Non] aucun recrutement d’agents n’a été lancé dans le cadre du Chan 2020.](https://visartculture.com/wp-content/uploads/2020/01/FB_IMG_1580394282871.jpg)