Depuis quelques jours a débuté le plus grand festival culturel du continent de la terre mère.
FESPACO ( Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou) ce n’est pas qu’un festival c’est disons comme assister à une coupe du monde de football car elle rassemble la population sur un même point commun, l’amour pour le 7e art.
Les précurseurs du FESPACO
Nous allons rembobiner nos cassettes, et allumer le vidéoprojecteur afin d’aller sur le boulevard des souvenirs pour connaitre les précurseurs de ce festival de génie.
Francois DJOBI BASSOLET, journaliste mais également historien et leader culturel burkinabé, Claude Prieux directeur centre culturel franco-voltaïque de Ouagadougou, Louis Thiombiano, premier secrétaire général du FESPACO et enfin Alimata Salembéré au titre d’ administratrice de films burkinabè, fonctionnaire et politicienne ; Elle occupée le poste de Ministre de la Culture du Burkina Faso de 1987 à 1991.
Ces têtes pensantes ont été les piliers de ce mouvement reconnu par le pays fondateur mais aussi en dehors du pays. Ce festival rassemble différentes catégories de films jusqu’au film d’animation eh oui le cinéma africain n’est pas seulement des films classiques mais c’est aussi la présence de catégories de documentaires, une section pour enfants; la sensibilisation au 7e art dès le plus jeune âge est la devise de ce festival.
Le
jury de cette édition de 2021
Nous allons nous pencher sur cette édition en passant la revue des membres du jury, jury qui est très représenté par des personnes d’Afrique de l’Ouest avec des personnalités tels que Alain GOMIS, Salif TRAORE et bien d’autres issus du domaine cinématographique. On dit que le cinéma est une diversité mais cette année nous constatons qu’il n’y a pas cette diversité car beaucoup sont issus d’Afrique de l’Ouest et non ailleurs, aucun cinéaste ou scénariste camerounais alors que le pays est bien représenté par ces œuvres comme long métrages et séries, nous constatons également l’absence de parité.
En effet, le jury de cette année dispose sur 7 membres que de 2 femmes mais dont 1 présidente du Jury; me vient alors le beau parcours de Thérès Sita Bella première pionnière du cinéma au Cameroun après son indépendance mais aussi l’une des seuls femmes dans le continent à exercer ce métier dans les années 70-80 alors qu’il était gouverné par les hommes.
Le Cameroun au FESPACO faut t’il espérer?
Le FESPACO est un grand cru cette année, c’est avec fierté que le Cameroun a été mis à l’honneur, nous avons la série DIVINE de la productrice et actrice Flavienne TCHACHAT, les secrets de l’amour de Benjamin EYANGA, Bendskins de Narcisse WANDJE, ENTERRES de Francoise ELLONG, Madame Monsieur de Ebenezer KEPOMBIA ainsi que PETIT JO enfants des rues de Daniel KEMWA vous constaterez qu’avec ces œuvres en compétition, nous ne pouvons se dire que le Cameroun ne pourra pas repartir sans un prix.
Prenons le scénario suivant, si le Cameroun venait à emporter plusieurs prix est ce que le gouvernement attribuera les honneurs à ces personnes qui œuvrent pour cela ? Est ce qu’il y aura un impact sur le soutien du Ministère des Arts et de la Culture du pays ? Le Cameroun aurait-il une reconnaissance en dehors de son pays ?. Le cinéma camerounais sera-t-il valorisée comme il se doit ?
Cette année, le festival est diffusé sur Canal 2 avec l’appui du Ministre de la Culture, une belle initiative qui l’espérons aura de la considération de la part et de la population mais également du gouvernement camerounais.
Une chose est sûre, c’est que le cinéma camerounais a déjà montré de quoi il est capable avant cette édition ; nous pouvons souligner l’œuvre de Ebenezer KEPOMBIA « Madame, Monsieur » ou le projet d’une 3e saison est en cours. Après la série MA FAMILLE de la productrice Akissi DELTA cela s’est vu nulle part dans la catégorie des séries francophones un tel succès surtout en Afrique Centrale.
Ces multiples nominations prouvent le talent de chacun de nos cinéastes camerounais et cela chacun à sa manière. Que les honneurs soient là ou pas, nous espérons suite à cette expérience que chacun gardera toujours le principe de nous émouvoir et nous faire rêver d’un cinéma meilleur pour nos lendemains.
Par Zand’el









![[Non] aucun recrutement d’agents n’a été lancé dans le cadre du Chan 2020.](https://visartculture.com/wp-content/uploads/2020/01/FB_IMG_1580394282871.jpg)