C’est des faits connus de tous, qu’on fait très souvent mine d’ignorer surtout dans notre société camerounaise. Nombreuses sont les jeunes filles et garçons en situation de handicap qui sont agressés sexuellement et plus encore les filles déficientes mentales. Nombreuses sont les adolescentes qui accouchent à la suite de rapports sexuels auxquels elles ne se sont pas senti le droit de dire non. On en décompte également une multitude qui n’a pas accès à la contraception. Dans de nombreux ménages, le sujet reste un tabou. On ne voit pas en la jeune fille en situation de handicap la femme de demain. La femme qui, peut par ses choix optimiser ses chances de réussir sur le plan scolaire, social économique et professionnel…
L’association Handicapés et fiers ne cesse de se battre pour l’intégration et l’émancipation des personnes handicapées dans notre société. Dans la poursuite de ce combat noble, en cette fin d’année 2021, elle a organisé une campagne digitale sur les droits sexuels et reproductifs des personnes handicapées qui s’est terminée par une conférence le 30 décembre du côté de western hôtel à Douala Cameroun.
La campagne digitale de sensibilisation.
On ne peut ignorer le digital aujourd’hui. Les réseaux sociaux sont désormais un moyen idéal aujourd’hui pour toucher plus de monde. Cette campagne lancée le 18 novembre va connaître la participation de plusieurs stars camerounaises comme Mani Bella, Sandrine Nnanga et Tik Dengue qui vont à travers des vidéos et des visuels postés via leurs différents réseaux sociaux interpeller les internautes sur des axes bien choisis de la sexualité.
Les hashtag retenus pour cette campagne étaient #HandiFiers
#EnsembleNousPouvons
#Inclusion
#MyBody #MyHealth #MyRights #MyFuture
Au compteur plus de 100 000 personnes touchées.
Les grands axes de la causerie éducative du 30 Décembre.


Au rendez-vous de cette grande causerie éducative, le panel était constitué des professionnels du domaine de la santé et de la loi. Les méthodes de contraception, leurs utilisations et les manifestations chez certaines personnes constituent le premier axe de réflexion et des échanges de cet échange.
Lorsqu’il est question de son corps, on devrait pouvoir décider de si on a des relations sexuelles ou non, si on conçoit ou non, et ce qu’on ait un handicap visible ou non. Lorsqu’il s’agit de sexualité et de reproduction, au même titre que toutes les autres, les jeunes filles vulnérables devraient pouvoir bénéficier d’une éducation de qualité et être informées afin de prendre des décisions en toute connaissance de cause. Lorsqu’il s’agit d’intégrité corporelle, la jeune fille en situation de handicap doit être traitée avec respect et prendre des décisions de manière libre et éclairée. Lorsqu’il s’agit de santé, tout le monde devrait avoir le droit d’accéder à des soins de qualité. Les jeunes filles vulnérables sont des êtres humains auxquels on doit donner toutes les chances de réussite possibles. Leur vie, leur santé, leur corps, leurs droits, leur voix comptent. C’est ainsi que nous pourrons contribuer à en faire des leaders…
Partant de ce qui devrait être norme, l‘aspect juridique du viol, d’infection volontaire du partenaire et de l’avortement vont être minutieusement décortiqué par les différents experts présents en salle ce jour.
Les échanges et les contributions autour des aspects juridiques de la santé sexuelle évoqueront beaucoup de questions de la salle.
Par Rihanno Mars








![[Non] aucun recrutement d’agents n’a été lancé dans le cadre du Chan 2020.](https://visartculture.com/wp-content/uploads/2020/01/FB_IMG_1580394282871.jpg)
J’apprécie vraiment