Il a écrit l’histoire en 2020 en devenant le plus jeune conseiller municipal de la commune de Dschang. Certains diront rapidement « il a de la chance« . C’est facile de voir les choses ainsi, mais il n’en est rien quand on observe de près le parcours de Maalik MOUNYICHA depuis ses premiers pas en tant que leader dans la ville de Foumbot où il a fait son parcours secondaire avant de se retrouver à Dschang pour des études supérieures. Son dynamisme et sa façon unique de faire les choses l’ont fait se démarquer. Récemment classé parmi les 20 jeunes qui font bouger la ville de Dschang, c’est sans surprise que monsieur MOUNYICHA se trouve en première de couverture avec deux autres jeunes pour le magazine Petit coin des étudiants. Engagé à faire d’une nouvelle façon la politique, voici un entretien exclusif avec un digne représentant de la jeunesse du président Paul Biya à Dschang qui ne cesse de dire haut et fort « Nous devons oser pour faire bouger les lignes, faire la politique autrement« .
Présentez-vous en insistant sur votre profil académique, Monsieur Maalik MOUNYICHA.
Je suis doctorant en Droit Public à l’Université de Dschang, où je prépare une Thèse sur « les principes du droit des investissements internationaux à l’ère de la mondialisation ». Ceci à la suite d’un Master professionnel en Droits de l’Homme-Droit Pénal International-Droit International Humanitaire, et d’un Master Recherche en Droit Public. Le tout étant précédés d’une Maîtrise en Science politique et d’une Licence en Droit.
Est-ce péjoratif de vous taxer de politicien ?
Non, ce n’est pas péjoratif pour moi, surtout que la politique est un aspect très évident de ma vie. Mes casquettes de Conseiller Municipal et Secrétaire Adjoint d’une Section OJRDPC, font de moi un politicien et j’assume pleinement mon choix politique. Mon engagement à faire rayonner notre formation politique tout comme mon soutien à l’endroit de notre Président National, S.E Paul BIYA, sont par ailleurs imperturbables.
Mais ce qui peut gêner à un moment donné, c’est qu’on résume à la politique, tout ce que je fais. Je suis avant tout un être humain avec un cœur. Je suis plus sensible que ce que vous pouvez imaginer.
« Nous devons oser pour faire bouger les lignes, faire la politique autrement ». D’où vous est venu ce slogan ?
Vous savez, les jeunes ont des attentes vis-à-vis des décideurs. Et très souvent, pour pouvoir mieux les défendre, il faut avoir une place à la table de prise des décisions. Voilà ce qui m’avait principalement motivé et il serait très prétentieux de ma part de ne pas admettre la chance que j’ai de pouvoir compter sur l’encadrement sincère et constant de certaines personnes qui ont placé en moi une confiance que je ne trahirai jamais.
Où souhaitez-vous que la politique vous mène ?
Je dirai tout d’abord que le plus important pour moi, c’est la sincérité de l’engagement, faire mon travail et surtout bien le faire pour ne pas trahir la confiance des gens qui ont cru et qui croient en moi. Croyez-moi, il y’a beaucoup de challenges ; et il est difficile de dire à l’avance de quoi demain sera fait. Je me rassure donc juste de ce que les objectifs communs de notre famille politique en général et de notre Section en particulier soient atteints, ceci en assumant pleinement les responsabilités qui sont les miennes avec responsabilité, respect et discipline. Quant à là où cette politique va me mener, je laisse la nature et le temps s’en charger. Chacun a un destin que nul ne peut changer.
Comment avez-vous réussi en tant que jeune, à vous imposer politiquement dans un milieu très souvent réservé aux personnes âgées ?
Dire que je me suis imposé, cela relèverait un-peu de la prétention. J’ai pour habitude de dire aux autres, qu’ils doivent pouvoir bien justifier leurs choix politiques, notamment lorsqu’il s’agit d’adhérer à une formation politique. Le cadre constitue la première condition d’épanouissement, et le RDPC rassemble tous les camerounais de tous les âges, lesquels ont des possibilités dans la limites des prévisions inscrites dans les Statuts du Parti. On ne s’impose donc pas en défiant les ainés, mais en se rassurant de bien faire ce qu’il faut, quand il faut. Ceux qui me connaissent savent que je suis protocolaire et j’attache un intérêt particulier au respect et à la discipline. 
En tant que jeune Conseiller Municipal depuis 2020, aujourd’hui en 2023, qu’est-ce que vous avez déjà accompli dans la ville de Dschang ?
Si vous faites un bilan des réalisations de l’Exécutif Municipal, lequel Exécutif assure l’implémentation des politiques publiques définies par l’ensemble du Conseil Municipal, je pense que vous aurez des réponses éloquentes à votre question. Il ne s’agit pas d’un individu mais d’une équipe qui s’est donnée pour mission de faire en sorte que rien ne soit plus comme avant.
Dans une ville universitaire comme Dschang, qu’est-ce que vous chérissez le plus ?
Dschang est une ville cosmopolite mais surtout universitaire comme vous l’avez dit. Parler de l’Université, c’est parler de la jeunesse, fer de lance de la nation. Il ne serait donc pas maladroit de ma part de dire que ce que je chéris le plus, c’est la jeunesse qui s’y trouve. Ceci sans exclusion des vieux, bien sûr ! Parce qu’on est toujours le jeune d’un vieux, et le vieux d’un jeune.
Quelles qualités recherchez-vous chez les jeunes qui souhaitent vous côtoyer ?
En réalité je n’attends pas beaucoup, parce que nul n’est parfait. Tout se résume à la sincérité et la loyauté, choses que j’ai moi-même de mieux à offrir aux gens qui choisissent de me faire confiance. Je n’attends pas qu’ils soient bons devant moi, le plus important étant ce qu’ils font quand j’ai le dos tourné.
Avez-vous déjà été victime de tribalisme ?
Euh….non ! Je n’ai jamais été victime de tribalisme, que ça soit ici ou ailleurs.
Quel est le préjugé le plus blessant entendu sur vous ?
Les préjugés et critiques ne vont jamais finir, vous savez ? Il y’en a tellement et pour être honnête, ça blesse. Je suis aussi un être humain. Mais puisqu’il y’en aura toujours, c’est mieux de rester tranquille et serein, parce qu’on ne peut pas tout expliquer à tout le monde. Ce qui est sûr, il y a certainement quelques personnes qui savent qui on est réellement.
Les choses semblent être faciles pour vous en politique. C’est quoi le secret ?
Je ne parlerai pas de facilité comme vous le dites. En réalité, c’est un milieu où l’encadrement est indispensable. La Section OJRDPC de Dschang a à sa tête un jeune visionnaire, j’ai nommé le Dr Landry TOUKAM qui est pour moi un grand frère. Nous avons ensuite l’encadrement et l’accompagnement constant de Monsieur Jacquis Gabriel KEMLEU, Président de Section RDPC et Maire de la Commune de Dschang. Enfin, la jeunesse de notre Section a la grâce d’avoir un parrain imperturbable qui sait lui tenir la main quand il faut, le Professeur Roger TSAFACK NANFOSSO. À ces encadrements, il est indispensable d’ajouter la responsabilité et la discipline.
Est-ce évident pour vous d’avoir un pied dans la politique et un autre dans les études ? S’il arrive que vous devriez lâcher une branche, laquelle laisseriez-vous ?
Tout réside en réalité dans l’organisation et la gestion du temps. J’ai un engagement et des responsabilités politiques à assumer de manière imperturbable, et j’ai aussi un objectif d’excellence académique à atteindre absolument.
Qu’est-ce que vous attendez de vos ainés ?
Tout simplement qu’ils nous tiennent sincèrement la main. Les plus jeunes ont besoin des ainés pour avancer.
Que pensez-vous de l’amitié ?
L’amitié est compliquée, surtout qu’il faut savoir définir ce qu’on y met. Mais j’ai des amis, très peu mais j’en ai.
Pour finir, Monsieur MOUNYICHA, combien de copines avez-vous ?
C’est très personnel ça ! Mais retenez pour l’essentiel que je n’aime pas être dispersé.
Par Rihanno Mars

« Nous devons oser pour faire bouger les lignes, faire la politique autrement ». D’où vous est venu ce slogan ?






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