Originaire de Dibombari, SEPPO, de son vrai nom Bito Seppo Alexandra Hortense voit le jour le 06 septembre 1998 à Bonabéri Douala. Passionnée de musique depuis son plus jeune âge, cette jeune femme talentueuse est influencée par de grands noms du makossa et de l’afrobeat, comme Ben Decca, Benji Mateke ou encore Daphné. Après avoir participé à de nombreuses compétitions musicales, elle est repérée par le label Stevens Music Entertainment, qui travaille désormais à l’encadrement et au développement de sa carrière. Entre études en Informatiques et ambitions musicales, SEPPO nous raconte son parcours et ses inspirations.

1- EN QUELQUES MOTS, QUI EST ALEXANDRA SEPPO ?
Je suis originaire de Dibombari, ce qui signifie que je suis une Npongo. Je suis l’aînée d’une famille de 4 filles. Depuis l’enfance, j’ai toujours été fan de musique des séries Disney pour adolescents, mais je me suis ensuite intéressée à la musique de mon pays, le Cameroun. Je me suis sentie à l’aise dans divers styles, mais malgré tout, je cherche à avoir le meilleur des deux mondes que sont l’école et la musique. Certains disent qu’ils ne vont pas ensemble, mais je dis que cela dépend de la façon dont nous gérons. Parlant d’éducation, je suis diplômée d’une licence professionnelle en informatique industrielle et automatismes, et actuellement en master 1. Je dirais que je me défends assez bien. Aujourd’hui, j’essaie de me lancer aussi musicalement, parce que mon entourage (mes amis) trouve que je suis restée trop en retrait et qu’ils aimeraient que j’affiche davantage mes talents.
2- QU’EST-CE QUI VOUS A MOTIVÉ À VOUS INTÉRESSER À LA MUSIQUE ?
Premièrement, je veux me faire entendre, je ne veux pas être celle dont on se souviendra en disant « oh, je l’ai vu passer par là« . Non ! Je veux laisser ma marque. Deuxièmement, je veux développer cette confiance en moi car, vous savez, les techniciens sont des gens cachés et réservés, et naturellement, je le suis. La musique me permet de faire les choses à l’extrémité de mes limites. J’adore la musique depuis l’âge de 8 ans, au primaire, j’interprétais déjà des chansons des légendes de la musique camerounaise, telles qu’Erico et Ben Decca, comme si c’étaient des résumés. Chaque fois qu’il y avait une fête, j’étais toujours devant, tenant un microphone pour interpréter des chansons. En gros, j’écoutais beaucoup de Makossa car, pour moi, c’est la base, la base et la base ! Mais le plus drôle est que je ne peux pas avoir une conversation complète dans ma langue, mais j’aime la chanter. Au début, mon papa n’était pas vraiment d’accord. Je vous assure que lorsque je suis entré au lycée et qu’il a appris que je faisais « club musique« , il m’a donné une de ces fessées. Je m’en souviens encore et j’ai des frissons jusqu’à présent. Même de nos jours, il n’est toujours pas totalement d’accord, mais je lui ai fait comprendre ceci : « Papa, je te donne tes diplômes, tu me laisses faire ma zik en paix, sinon je vais détourner l’argent de la pension« , et par conséquent, c’est un peu fluide maintenant. Quand je fais des covers, je lui fais écouter d’abord pour avoir son avis. En ce qui concerne la mère, je tiens à préciser que j’en ai deux (ma mère biologique et celle qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui), toutes deux fonctionnent selon le père, donc vous pouvez déjà imaginer la suite.
3- PARLEZ-NOUS DE VOTRE PARCOURS DANS LE DOMAINE DE LA MUSIQUE.

J’ai participé au concours Mutzig Star https://www.mutzigstar.com/ à deux reprises (2018 et 2019), mais pour la simple raison que je suis jeune, j’ai été éliminée. Mais avant cela, en 2017, j’ai eu la chance de remporter le concours Holliday Show, organisé par le sénateur Kletus, l’ancien animateur de l’émission Jambo, diffusée tous les dimanches sur la chaîne Canal 2 International. En 2019, j’étais candidate au King and Queen Karaoke de M. Paul Xénon, parrainé par l’artiste musicienne Daphné, où j’ai remporté le 2e prix.

Grâce à ces compétitions, j’ai réussi à séduire plusieurs artistes qui, aujourd’hui, m’apprécient énormément. Certains sont même très proches et d’autres m’aident de loin par leurs conseils, comme Mum Daphné (j’aime bien l’appeler ainsi, parce que pour moi, c’est ce que je prévois être musicalement, bien sûr). À côté d’elle, il y a aussi Benji Mateke, qui est pour moi un papa que j’aime bien, sans oublier papa Ben Decca. Quant à Stanley Enow, c’est un grand frère que je respecte beaucoup, à cause de sa générosité et de son grand cœur. Mimie, malgré le fait que je la dérange beaucoup, est toujours tendre avec moi. Ils sont tellement nombreux ; Charlotte Dipanda et même Maalhox m’adorent, donc je ne peux qu’être heureuse d’être entourée de ces personnalités célèbres. J’ai également été remarquée par Roi Polo 18 à partir de mes covers sur YouTube, et depuis lors, il a toujours été là pour moi. J’ai eu à faire l’émission musicale Detitude, diffusée sur la chaîne STV, avec Benji Mateke, en février 2020, et j’ai également accompagné Daphné sur scène, à Canal Olympia, à l’occasion de son concert pour Maltavator, en mars 2020.

4- COMBIEN DE TITRES AVEZ-VOUS À VOTRE ACTIF ?
J’ai écrit plusieurs chansons, mais elles ne sont ni enregistrées ni sorties, car je voudrais d’abord montrer ce dont je suis capable sur les œuvres des autres artistes musiciens. J’aimerais donner ma vision sur les chansons des autres, je veux montrer à quel point je suis polyvalente, car beaucoup ne le savent pas, mais le Makossa est à l’origine de tous les rythmes. De ce côté, j’ai l’avantage, car je chante sur tous les styles et je m’y sens à l’aise, sauf avec le rap. Mais le moment venu, je ferai les miennes. J’aime beaucoup chanter dans des langues culturelles, peu importe la langue, tant que c’est culturel, ça me va. Le Yoruba, qui est une langue culturelle au Nigeria, c’est la musicienne Yemi Alade qui me l’a fait adorer, quant au Lingala, c’est grâce à l’artiste congolais Gaz Mawete. J’ai décidé de commencer par des reprises, car il y a des chansons que j’aimerais y ajouter du mien, m’exprimer et montrer à l’auteur que je peux le faire. J’ai déjà plusieurs covers, mais un seul a été mis en ligne le 1er mai 2020, donc il y a de cela quelques jours. Pour ceux qui ne l’ont pas encore écouté, vous pouvez le faire maintenant en cliquant ici. Alexandra Seppo-olingi nini

5- QUELLES SONT LES DIFFICULTÉS QUE VOUS RENCONTREZ DANS CE DOMAINE ?
De ce côté, c’est toujours la même rengaine : « tu es jeune » et je ne sais pas si c’est de la malchance, mais à chaque fois que quelqu’un décide de m’aider, soudain la personne se dégonfle à la fin. Mais à part cela, pour le moment, je n’ai pas encore rencontré de difficultés tenaces, grâce à Dieu le Père tout-puissant.

6- QUELS SONT VOS PROJETS À VENIR ?
Quant à mes projets dans ce monde, je me laisse porter par le vent et je vise plutôt les collaborations car tout ce que je veux, c’est apprendre. Mais bon, s’il faut parler d’un projet, j’aimerais être l’une des meilleures dans ce domaine d’ici 3 ou 4 ans et que mes textes plaisent aussi bien aux jeunes qu’aux plus âgés. Je tiens à remercier particulièrement Boris Bangteke, il m’a tendu la main quand tout allait mal dans ma carrière musicale, c’est aussi grâce à lui que j’ai atteint ce niveau actuel en musique. Pour ceux qui souhaitent me suivre sur les réseaux sociaux, mes comptes Instagram, YouTube, Twitter et Facebook répondent au nom de @alexandra_seppo.
Par: Kevin Thug







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