Hello les culturiens. Nombreux sont ceux d’entre vous qui se demandent si Nda Chi vit (musicalement parlant) encore ? Hey bien, je vous réponds oui. Le vainqueur de Mutzig star 2019 après un premier album qui lui a valu plusieurs nominations et un prix au Visartculture Ouest Awards pour l’album de l’année est de retour avec Amassa. Une chanson qui s’inscrit contre les violences faites aux femmes. La thématique est pertinente à ce niveau rien à dire. Mais ce qui peut être vu comme un souci, c’est bien sur la direction artistique qu’il prend pour cette nouvelle chanson. C’est autour de son choix de se diriger vers une musique spirituelle que nous allons traiter dans cet article.
Depuis son premier album ngi gun on sentait déjà cette direction (mélange de plusieurs rythmes tels que le bensikin, le samali, le Nyeng, ewanga, chacha ect…). Une direction qui ne se commercialise pas bien à l’heure actuelle au 237. Résultats des courses, les chansons pas assez connues du grand public, mais pourtant acclamées au-delà des frontières du 237. Rappelez vous de mon article qui questionnait cette direction artistique pour ce premier album (https://visartculture.com/musique/nda-chi-la-direction-artistique-de-son-premier-album-etait-ce-la-bonne/
Le Cameroun : un show bizz assez tordu
Nombreux sont les artistes camerounais qui se retrouvent obligés de changer de style musical voire même de direction artistique pour pouvoir toucher un public plus grand, faire une musique plus meanstream.
Le show bizz étant encore assez embryonnaire et peu compris par plusieurs dirigeants à la tête de certains label, pas mal d’artistes se retrouve à faire de la zik urbaine pour « percer » être populaire ect… Un exemple parfait, c’est bien sur le cas de Mr Léo. Aujourd’hui avec son album à venir jei jei c‘est une nouvelle direction artistique qu’il prend à nouveau le prince de la saoul. Ceci après avoir dominé dans les styles urbains.
Nda Chi vers quel public se dirige-t-il avec cette musique spirituelle ?
Vers un public occidental. Un public plus avisé, et connaisseur de bonne musique.
Sur ce point, il n’y a pas de débat à faire. Écoutez sa dernière chanson Amassa, et dite moi. L’oreille du public camerounais ne comprend pas encore la profondeur musicale ou encore le talent de cet artiste. La critique camerounaise passe à côté, ignore ce chef d’œuvre.
Or, ici, il a donné le meilleur de lui-même.
Au niveau vocal, il fait de très belles prouesses. Les paroles de la chanson sont écrites en une langue morte du peuple Baleng. Il creuse encore plus et explore l’ethno jazz un rythme qui vient accompagner cette spiritualité qu’il a cherché dans les paroles et le vocale. On retrouve Alexandre Djoulo et Peka Patrick comme personnes ayant travaillé sur cette chanson.
À l’heure où les musiques urbaines au Cameroun sont celles qui se vendent le mieux, bien difficile de se faire une place avec une musique spirituelle. Bien conscient de cette réalité, il a fait son choix. Puisse-t-il bien se faire exporter à l’extérieur, trouver un public d’écoute. Selon moi oui, la direction que Nda Chi prend est la bonne. Il se place comme un artiste à festival. On sait tous comment ceci rapporte. Je prend pour exemple le cas de Kareyce Fotso.
Un futur talent… Arrivera-t-il au niveau de feu Wes madiko ?
Qu’en pensez-vous du travail du jeune Nda Chi ?
Par Rihanno Mars








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