Dans le cadre de notre rubrique personnalités de la semaine, nous recevons aujourd’hui PATRICK FOWE. Bien tapis dans l’ombre, affinant ses stratégies dans les moindres détails, il est l’un des visages influents de la sphère cinématographique 237. Il a accepté de répondre à quelques de nos questions sur visartculture.
Pourriez vous vous présentez à nos lecteurs ?
Je m’appelle CHENDJOU SOH FOWE Patrick.. plus connu sous le nom de Patrick FOWE, originaire de l’ouest Cameroun. Acteur Réalisateur entrepreneur, et Promoteur Culturel avec 14 ans d’expérience dans le domaine cinématographique au Cameroun.
Vous êtes très polyvalent dans vos activités pourquoi autant de casquettes ?
Ma polyvalence naît du point d’intersection entre certaines compétences innées et ma soif d’apprendre nourri par ma passion pour la lecture. je pense que parfois nous avons la capacité de faire plusieurs choses, de développer plusieurs compétences mais en restant bien organisé. je pense également que le fait de se concentrer sur une seule tâche est bien et plus productif mais ne faire qu’une seule chose est pour moi un moyen de se limiter et ses accomplissements avec. Ce que votre esprit conçoit, votre être peut le matérialiser. 

N’avez-vous pas peur d’éprouver une lassitude ou même une déception d’énormément efforts n’aboutissant pas ?
Fournir des efforts c’est bien mais le faire de façon optimale et intelligente c’est mieux. Par le passé j’ai comme tout jeune entrepreneur fait beaucoup de choses qui n’ont pas abouti. Avec du recul, de la maturité acquise dans les expériences passées et une bonne culture générale , j’ai développé de nouvelles approches qui je le pense humblement m’éloignent au vue des résultats de toute peur de lassitude.
Nous avons pu prendre le temps de consulter votre page Facebook, elle est très dynamique et fait preuve d’originalité, l’art de publier n’a pas de secret pour vous, vos idées sont assez occidentales et pourtant vous êtes né dans ce qu’on appelle l’Afrique en miniature comment cela se fait-il
Merci pour la remarque par rapport à la page. je me considère comme un camerounais né en Afrique et en route pour conquérir le monde. mes textes , sans trahir mes origines trahissent mon ouverture d’esprit et montrent mon ouverture au monde. Avoir quelques chose à apporter à sa localité c’est une bonne chose, pouvoir apporter à son pays encore mieux (tout de même un peu égoïste) mais pouvoir apporter au monde entier sans distinction ni discrimination religieuse, de couleur de peau ou de croyance, pour moi c’est l’idéal. C’est donc vers cela que je tend.
Parlons cinéma, vous avez travaillé avec des cinéastes tels que Simon WILLIAM KUM, Blaise OPTION, la production DANTE FOX on constate sur votre CV un choix minutieux de vos projets cinéma est-ce dû à vos occupations sur d’autres activités ?
Le choix minutieux des productions dans lesquels je participe est du à plusieurs paramètres, premièrement le rôle et la production..J’ai décidé d’être un acteur engagé pour ma carrière ce qui conditionne la nature des rôles que j’accepterai jouer au cinéma, le but étant d’impacter positivement ma génération. Conscient que la durée de vie humaine est limitée j’espère pouvoir laisser la charge à mes différents personnages incarnés de continuer ce combat de sensibilisation après moi.Et l’autre raison c’est également le fait que je mène d’autres activités d’un impact plus grand auquel j’accorde beaucoup d’attention.
A travers vos écrits et autres interviews que nous avons pu voir, nous constatons votre détail non sur le métier du cinéma mais les différents métiers du cinéma, pensez-vous que la sensibilisation au détail de ces corps de métier manque au cinéma du pays afin de faire du Cameroun une meilleure industrie ?
Bien qu’il y ait une amélioration progressive dans les domaines techniques, une grande distance reste à parcourir pour flirter avec l’excellence. La formation reste la clé car ce n’est qu’au travers d’une formation de qualité qu’on peut apprécier avec précision les détails qui feront la différence et rendra les projets plus compétitifs sur le plan continental et mondial.
Quel est le dernier film camerounais que vous ayez apprécié regarder et pourquoi ?
Le dernier film camerounais que j’ai apprécié regarder c’est « save mbango » de Nkanya Kwaï pour la finesse et la crédibilité poussée des acteurs et la qualité du scénario très bien conçu et ficelé de bout en bout.
Vous êtes parfaitement bilingue, pourquoi ne pas tenter de faire une carrière auprès du cinéma camerounais anglophone ou à l’international ?
C’est une piste que j’envisage et je reste d’ailleurs ouvert à d’autres projets dans ce sens sur le plan international, mon attaché de presse s’en charge.
Quelle est votre actualité ?
Je suis en post production de mon 3 ème court métrage que j’ai écrit et réalisé et qui sortira d’ici la fin de cette année.
Un dernier mot à adresser aux lecteurs ?

Si j’avais un message à donner aux lecteurs, je le résumerais en ces 4 citations tirées de mon premier livre en cours d’écriture qui paraîtra en fin d’année.
1- C’est bien de rêver mais il faut se réveiller et rester éveillé pour accomplir ses rêves.
2- C’est bien de rêver grand mais c’est mieux de croître en soi pour pouvoir être à la hauteur de vos rêves.
3- Votre vie commence à avoir un sens quand au vous décidez de donner un sens à celle des autres.
4- S’il fallait choisir entre un homme et un million, choisissez l’ homme parce qu’il peut avoir plus d’un million sur lui .
Merci pour cette interview et cette marque d’intérêt pour mon humble personnes et merci pour ce que vous faites dans l’univers médiatique camerounais.
Patrick FOWE, le stratège de l’énigme
Par Zande’l







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