Décor spécial de la salle Manu Dibango de l’alliance franco camerounaise de Dschang ce mardi 25 mai 2021 à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de l’Afrique. L’occasion est saisi pour réunir les africains quelques heures le temps d’un échange autour du thème » Culture africaine à l’ère de la mondialisation« .
Participants hétérogènes, panélistes aux multiples casquettes de 14 h à 18 h et plus le partage n’a pas manqué de moments forts. Voici les grandes articulations de cette journée.

Bref rappel sur l’origine de la journée.
La journée mondiale de l’Afrique célèbre l’anniversaire de la signature des accords de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine), le 25 mai 1963. C’est l’occasion pour chaque pays d’organiser des événements dans le but de favoriser le rapprochement entre les peuples africains. Cette journée (déclarée fériée sur l’ensemble des états membres de l’OUA) est aujourd’hui devenue une tradition fortement enracinée dans l’ensemble des pays africains, et elle représente le symbole du combat de tout le continent africain pour la libération, le développement et le progrès économique.
Les panélistes La constitution de ce panel a été fait avec beaucoup sagesse.
L’honorable Mbé Donfack, Le Repère. Il a une expérience incroyable. Il a des enfants qu’il a refusé d’envoyer à l’école occidentale et les éduque lui-même à la maison car pour lui, le système est inadapté. Le deuxième panéliste est Docteur Deuga Joseph Magloire, historien, il est très au fait des questions de développement local sur lesquelles il a fait de nombreuses productions scientifiques dont une thèse de Doctorat. Il est enseignant à l’université de Maroua et chef du village Bankoh (Bafang). Preston Kambou assure la modération des échanges entre nos deux panélistes.
Les échanges
Les propos tenus sont tous intéressants et ne manque pas de susciter de nombreuses questions dans la salle.Entre une lecture bien posé des conséquences néfastes de mondialisation sur l’identité culturelle africaine, l’avis kemit qui pense que l’Afrique ne devrait pas aller à la conquête du reste du monde, des solutions sont proposées par nos intervenants pour que le multiculturalisme ne soit pas néfaste pour l’Afrique. Le Dr Deuga rappelle l’importance du combat des intellectuels africain pour l’émancipation de la culture africaine et la nécessité que celui ci soit une affaire de toute une société, pour une Afrique fière de ses traditions, de son art et de sa culture. Les échanges sont un véritable bain de savoir pour tous, les propos émergents de personnes aux connaissances variés, dressent une une liste réelle de crise culturelle africaine sur le plan économique sociale et politique.
La culture africaine à l’heure de la mondialisation, sujet intéressant mais très vaste, même une journée de débat ne permettrait pas d’écouler celui ci. On peut retenir que l’Afrique à un combat déterminant à mener pour ne pas se faire absorber par la mondialisation devenu violente avec la venu du numérique.
La célébration se termine avec la diffusion de trois films extrait de l’ Atelier Mwinda ( atelier lumière)
Projet destiné aux jeunes des lycées et collèges leur invitant à s’initier au cinéma. Les lauréats du 2ieme prix de ce concours présents en salle ce jour partage avec le public leur film La 26ieme épouse, qui met en avant la reine blanche de Bangangté Claude Njiké Bergeret.
Par Rihanno Mars
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