MOHAMED DIM: JE N’ÉCRIS PAS, JE PRIE

Tel un guerrier tient son arme, il tient sa plume,
Tel un chasseur tient son arc il tient son stylo,
Tel un chanteur tient son micro il tient son langage,
il a choisi d’écrire pour éduquer, sensibiliser le peuple, qui perd de plus en plus la raison, dans ces textes il relève avec des mots les maux de notre société actuelle et ceci dans une rime qui prime, à son premier ouvrage il tient des vers d’une rayure très innovante , fidèles lecteurs
Voici Mohamed Dim il nous présente son premier ouvrage intitulé NULLE PART D’ICI ET D’AILLEURS

Bonjour MOHAMED DIM, bienvenue sur visartculture !!!

Merci bien de votre invitation. C’est un plaisir d’être sur votre plateforme en ce jour.

Avec votre première production littéraire Nulle part: D’ici et d’ailleurs , vous portez désormais la casquette d’écrivain, quels sentiments vous anime ?

Tout naturellement, le sentiment qui m’anime est celui d’un père qui voit naître son premier bébé intellectuel. Je suis une personne comblée au vu de cette publication par LEN en France. C’est un sentiment de fierté et de satisfaction face à ce rêve qui se concrétise en cette année.

Nous avons lu sur le site de la Journée du manuscrit francophone en abrégé JDMF 2018, que vous participez avec votre livre qui vient de paraître. Dites nous en plus.

Effectivement, ce livre a été soumis pour participer à cette Journée le 24 octobre 2018 à Alger. C’est un concours qui se passe sur Facebook et prend en compte les « j’aime » et commentaires des lecteurs. À cet effet, les 13 premières pages du livre sont disponibles afin que chaque lecteur puisse s’enquérir afin d’émettre un jugement objectif. Le lien pour y participer est
https://www.facebook.com/466977946725823/posts/1844850662271871/

Entre la musique, la danse, le cinéma, pourquoi avoir choisi l’écriture comme style d’expression(et particulièrement la poésie)?

*Merci pour cette question. J’ai l’impression que Visarculture a au préalable fait une enquête avant cette interview. Car je suis un homme de culture depuis ma tendre enfance. J’ai commencé par la musique (rap) et la danse (break danse) quand je faisais la classe de 4e au Lycée Bilingue de Santchou dans la Menoua. Par la suite, j’ai compris que le micro et la danse n’étaient pas ce que je savais faire le mieux. J’ai donc viré une fois à l’Université, dans l’écriture et j’ai décroché un contrat avec un site de musique urbaine où au jour d’aujourd’hui, je suis chargé de gérer des articles ayant traits avec ce domaine. Pour revenir à la question et faire plus simple, il faut dire que l’écriture a toujours été une passion. Mais vouloir me cantonner dans un genre serait réduire les compétences qui sont miennes. En effet, j’écris les romans, les pièces théâtrales, la poésie. Mais cette fois, j’ai préféré commencer par la poésie parce qu’elle est l’expression directe de mon fond intérieur sans fiction. J’ai voulu traduire l’émotion qui me traverse face aux atrocités et les multiples maux qui taraudent l’humanité. Pour moi, et en toute franchise, la poésie permet mieux, d’éradiquer les maux au travers des mots sans ajout fictionnel

Quand avez-vous pour la première fois ouvert un livre ?

(Rire) Cette question me semble difficile à répondre tant il est vrai que depuis l’école primaire, déjà , nous avions les manuels scolaires. Mais si vous parlez d’œuvres littéraires, je vous dirais en classe de 5e notamment Founyan le vaut rien que j’avais pu lire grâce à la bibliothèque du lycée. Et ce qui m’avait attiré était le titre même si je ne comprenais pas grande chose à cette époque là

Parlons un peu de ce premier jet littéraire baptisé Nulle part : D’ici et d’ailleurs .

Combien d’années avez vous mis pour écrire ce premier manuscrit ?

C’est vrai que ce livre est passé de manuscrit à œuvre depuis sa publication le 16 août dernier. Maintenant plus urgent répondre à cette question, je dirais que cette œuvre commence à prendre corps avec le début des attaques perpétrés par Boko-Haram dans l’Extrême-nord où j’ai perdu une amie Maring Rachelle paix à son âme après une attaque kamikaze. Et l’inspiration a été d’avantage nourrie par la suite avec la crise anglophone. Donc j’ai pratiquement pris 5 ans pour ce livre. Le temps de tout mettre en place et s’assurer qu’il colle à l’actualité et au vœux d’universalité.

Ce recueil de poèmes en compte combien ?

Ce recueil compte une cinquantaine de poèmes

Vous vous inscrivez dans quel registre poétique ? Classique, moderne…

En homme libre, je me sens plus poussé vers la poésie libre. Détachée de toute contrainte de versification. Même si par moment nous alternons en faisant un effort de respect des règles de versification classique au sens des Anciens au rang de Malherbe

Quel poème à été le plus difficile pour vous à écrire ?

Le poème qui m’a paru difficile d’écrire est intitulé Exogamie. Parce que j’ai vécu une situation d’un proche qui ne pouvait faire d’une fille qu’il aimait sa femme du simple fait qu’elle n’appartenait pas à sa tribue. Du coup, écrire ce poème était pour moi un témoignage qui me plongeais dans cette douloureuse mésaventure.

Au delà du vivre ensemble message qui prédomine dans ce dernier, n’y a t’il pas d’autres homélies ?

La préface de ce recueil est assez claire sur la voie suivie. De manière plus simple, j’aborde les thèmes variés : La guerre, l’immigration, les méfaits des réseaux sociaux, le terrorisme, l’harmonie, l’amour, la puissance du verbe etc.

Les éditions LEN sont ils les seules que vous avez contacté pour l’édition de votre manuscrit ?

À l’origine, j’ai voulu éditer au pays. Mais les conditions d’édition n’étant pas aisées du fait d’un manque de subvention de la part de notre ministère de la culture, je me suis tourné vers cette maison d’édition en ligne qui offre des facilités d’édition lorsque votre livre répond à sa ligne éditoriale.

Pourquoi Nulle part: d’ici et d’ailleurs comme nom d’immersion à votre premiere publication littéraire ?

En quelques mots, ce titre est onomatexte c’est-à-dire qu’il porte en lui, le contenu qu’il représente. En bref, je suis pour un monde universel. Ou encore une « citoyenneté monde » où l’on noterait une porosité identitaire. Je préfère m’arrêter à ce niveau et laisser aux lecteurs de découvrir la raison d’être de ce titre au travers de la lecture du receuil.

Comment s’est passée la rencontre avec Pr. JAQUES EVOUNA pour la préface ?

Il a été mon enseignant pendant que j’étais à l’ENS de Maroua. Et son altruisme a été le déclic de sa solicitation comme préfacier. Je suis aller vers lui, et ayant un peu de temps il a lu le receuil et a accepté volontier de faire la préface. Je profite de votre plate forme pour lui dire encore merci infiniment pour cette marque de générosité. C’est un exemple à suivre dans les années à venir lorsqu’on pourra nous solliciter.

Que promettez-vous aux lecteurs qui s’arracheront votre livre ?

Tout ce que je peux dire à ce niveau est qu’ils trouveront les réponses aux multiples questions qu’ils se posent dans cet univers où la division tend à devenir une mode.

Où avoir le livre ?

Pour le moment, il n’est disponible qu’en ligne sur commande sur le site de LEN à l’adresse :

http://www.leseditionsdunet.com/lang-en/poetry/5698-nulle-part-d-ici-et-d-ailleurs-dim-mohamed-9782312060392.html

Il sera bientôt disponible au Cameroun et nous allons organiser une cérémonie dédicace à cet effet le moment venu.

Merci d’avoir répondu à nos questions !!

C’est moi qui remercie Visarculture pour cette interview accordée et pour tout ce que vous faites pour la culture dans ce pays où les instances en charge semblent avoir pris d’autres tangentes.

BY RIHANNO MARS

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3 commentaires

  1. Du courage à toi Dim, le rêve est devenu réalité. Je salue également le préfacier le Pr. Jacques Evouna pour sa disponibilité et son esprit à faire faire vivre d’autres talents. C’est un message pour certains ainés qui sont encore ancrés dans le mandarinat

    Aimé par 1 personne

  2. Comme un pasteur qui tient sa Bible et son cantique, toi tu as choisis le stylo, la langue et la rime. Que tes verts et tes mots soient semblables à la Parole de Dieu qui plus qu’une épée aiguë à deux tranchants pénètre jusqu’à partager âme et esprit et juge les sentiments du cœur pour un renouvellement de notre intelligence. Que le Seigneur continue à inspirer ta plume, ton stylo, ta rime et tes verts

    J'aime

  3. Bonsoir monsieur Dim. J’avoue être séduite par votre plume. Je prie que bon nombre de camerounais puissent au travers de votre chef d’oeuvre prendre conscience de la situation qui prévaut au Cameroun et d’en appliquer les solutions aux problèmes de notre cher et beau pays le Camerún.
    Cordialement !!!

    Aimé par 2 personnes

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