la nouvelle injection camerounaise

Un plus semble se ressentir davantage dans la nouvelle musique camerounaise, un sang neuf et vif parcours les veines de la zik made in 237, il serait fou d’ignorer cette nouvelle saveur des plats musicaux camerounais, même si le goût de cette nouveauté n’est pas unanime au près des mélomanes, une comparaison entre celle des années 90 et celle des années 2000 penche en la faveur d’un grand changement, à la fois au niveau des vidéogrammes, des instrumentaux, des textes, des thèmes abordés, et des styles vestimentaires.

De HOT KOKI de Talla André marie à MOTO BENAMA de Bébé manga en passant par rosita de Sam bendé ou encore awa awa de Wes madiko sans délaisser ayé africa du célébrissime Manu dibango,

les anciennes gloires de la musique camerounaise défenseurs des rythmes locaux comme le bensikin, le makossa, le tchamassi ou encore assiko, voire même le bikutsi.

Elles ont apporté une saveur à la musique camerounaise qui reste inégalable et inoubliable, elles font bien des efforts, les nouvelles gloires d’aujourd’hui tentent mais ne parviennent qu’à égaler, pas jusqu’à surpasser.

Elles essayent dans l’instrumental, la réalisation des vidéogrammes la texture des paroles ainsi que dans le style vestimentaire, le résultat est parfois un régal pour les oreilles, un excitant pour les coups de reins, un délice pour les yeux, mais elles portent plus une teinture occidentale que locale la plupart du temps, elles sont parfois bien loin d’un bon Makossa dans le respect de la tradition.

L’avènement des années 2000 au Cameroun arrive avec une pléthore d’artiste qui font leur entrée dans l’univers musical camerounais de façon timide ou de façon remarquable, cette scène musicale à accueillit bien de nouveaux artistes aux potentiels et aux styles variés.

Depuis Lady ponce avec «l’homme le ventre et le bas ventre » jusqu’à « calé » de Daphné au détour de «She me mi » de stypac samo ou de « coucou » de Dipanda sans oublier « coller la petite » de Franco et remercions le seigneur avec « ma ve wa ngan » de Lab’l, et un tour dans les marmites avec « la sauce  » de Renis

Ces nouvelles voix de la musique camerounaise apportent chacune à sa façon son style et séduit chacun sa cohorte de mélomane, elles ont toutes en commun ce désir d’apporter un plus à ces rythmes traditionnels camerounais là, qui restent toujours un peu méconnus du monde entier, à aller au-delà des frontières du triangle national, devenir des gros exportateurs de bikutsi, de makossa ou encore afro pop.

Ils sont bien nombreux à avoir réussi ce pari à l’instar de Lady ponce, Coco argente pour le bikutsi, Mr leo, Magasco, Locko, jovi pour afro pop

Certains par la force du travail bien fait ont réussi à se faire une place dans le cœur des camerounais et des mondains et non leurs iPhones, comme cette belle Charlotte Dipanda au lyrisme chatoyant, ou encore ce brave Dynastie le tigre aux paroles vertueuses, sans classer Blick bassy et Karesse fotso dont l’allégresse des chansons ne laisse personnes indifférent.

D’autres nous ont fait danser sur un titre à succès, mais n’ont pas pu renouveler l’exploit d’un second hit à succès, les échecs de la musique, Daniel baka, lui en est une parfaite illustration. Avec son titre « pinguis » il a pu prester à la présidence de la république, gratter un interview pour la grosse chaîne de média France 24, l’auteur de ce tube à succès est resté là, inerte à voir tarir son inspiration, tel un cours d’eau qui traverse un désert, la traversée se veut bien longue, jusqu’à en 2018 aucun titre en vue. Fin des jeux ou juste une pause ? Question marks

D’autres essayent de trouver la route des studios mais le résultat n’est pas à la hauteur des attentes des mélomanes, Andy l’auteur du pure son « Maggie », avec ce titre il a mis les mélomanes camerounais et ceux du globe sur la coupe de son charme, même la grande Dipanda succombe, Depuis le tube « maggie » c’est eyenga qui voit le jour, mais il reçoit un accueil mitigé de la part des consommateurs de musique, depuis « eyenga » aucune nouvel chanson en vue pas d’album à venir que des interrogations, sans réponses pour ces pauvres fans.

Certains ont tous simplement tiré de façon définitive leur révérence, réservons quelques notes de silence pour le gagnant d’une des premières saisons de star de demain au Cameroun, j’ai nommé Achallé , qui a su nous faire danse sur bunya (composée par Angélique kidjio) et feeling insecure pour ne citer que ceux-là, extraient de ses trois albums présents sur le marché du disque camerounais.

Avec son premier album « excited » il est nominé à la prestigieuse cérémonie des kora awards dans la catégorie meilleur artiste RNB, une belle représentation pour le Cameroun à l’échelle internationale.

Attention à tous les nouveaux de la musique, ne vous faites pas avaler par l’ombre du silence musicale… A suivre

BY RIHANNO MARS

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